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Historique de la généalogie

Pour des nécessités d'ordre religieux, dès le Moyen Age, le clergé organise l'état civil sous sa forme moderne. Il peut ainsi contrôler les naissances illégitimes et connaître les liens de parenté pour les mariages.

Mais il faut attendre l'ordonnance de Villers-Cotterêts, en 1539, pour qu'officiellement le pouvoir royal confie aux prêtres le soin de procéder à l'enregistrement des individus. Les actes sont désormais rédigés en "langage maternel françois" et non plus en latin.

En 1667, la Grande Ordonnance de Procédure civile de St-Germain-en-Laye, dite "Code Louis", prescrit la tenue d'un registre unique pour les baptêmes, les mariages et les sépultures. Celui-ci doit être rédigé en deux exemplaires : la minute, que signent les déclarants, les parrains et les témoins, et la grosse (copie).

La signature des témoins doit figurer en bas de l'acte ou, à défaut, la mention de leur incapacité à le faire. Le prêtre a l'obligation d'indiquer la relation de parenté entre les conjoints et leurs témoins, l'âge, la qualité et le domicile des époux. Ceux-ci sont désormais dispensés de produire un acte lorsqu'il n'a pas été enregistré à l'époque de l'événement. Enfin, les feuillets sont paraphés et collés par le juge royal.

En 1746, un arrêt impose la séparation des registres de baptêmes et de mariage.

En 1792, L'Assemblée nationale enlève l'état civil au clergé et le confie aux maires ou à leurs représentants. Les déclarations de décès doivent désormais être faites dans les 24 heures.